à l’IAttaque!
A-t-on encore besoin de développeurs, d’architectes logiciels ? À l’heure de cette IA générative qui soulève de nombreuses questions, poussée comme une révolution transhumaniste par ces dirigeants « gaffistes » dont on ne sait s’ils sont réellement convaincus du bien-fondé de leur buzz ou s’il s’agit simplement d’asseoir leur pouvoir « high-technocratique », puis imposée dans les entreprises pour toujours plus de performance et de bénéfices et malheureusement acceptée comme seul moyen de ne pas être balayé par d’autres qui l’utilisent sans vergogne et l’annocent avec fierté dans un verbiage technophile à coup d’invectives imparables.
Et pourtant, on ressent bien les dangers à tous les niveaux : philosophique, démocratique (fake news aux “preuves” générées), économique, écologique (une catastrophe quand on découvre la dépense astronomique en ressources, en énergie, en eau), éducatif, sociétal, et même cognitif en nous rendant dépendants d’une béquille propice à notre penchant naturel du moindre effort, tout en reconnaissant les bienfaits pour la recherche médicale, pour la qualité et l’efficacité des travaux humains, pour l’apport pédagogique des IA génératives…
Je trouve passionnants les nombreux débats et conférences qui agitent actuellement la sphère des scientifiques et intellectuels, et c’est tant mieux que leurs reflexions et leurs connaissance puissent nous éclairer sans renfort d’IA ! Un de mes articles est justement une synthèse de quelques conférences que j’ai trouvées particulièrement intéressantes.
Pour revenir à ce risque cognitif, pourquoi ne pas utiliser l’IA contre l’IA ? Après tout, l’IA est un terrain d’exploration incroyable pour qui aime la technique, qui aime soulever le capot et comprendre comment ça fonctionne. C’est mon deuxième cap: approfondir le machine learning, le deep learning en suivant des formations, des tutoriels, et en écrivant des petits programmes, sans recours aux ChatGPTs, Mistral et autres Claudes ;-). Finalement, c’est comme traverser la mer à la voile sans moteur, c’est comme faire du vélo sans assistance électrique, se déplacer à pied sans voiture, jouer aux échecs sans demander l’aide à la machine : l’effort pour le goût de l’effort et le plaisir assuré !